De Bristol à Bandol, le yacht Mimosa III



Nous sommes au large de l'Etat de New York et du Connecticut, au début du vingtième siècle sur la côte Est des Etats-Unis, en train de naviguer à la voile sur le Long Island Sound, le plan d'eau préféré des yachtsmen des riches familles d'entrepreneurs et d'industriels qui, par leur goût de la compétition, ont si largement contribué à l'éclosion du yachting nord-américain. A l'Ouest, c'est l'East River et la ville de New York. Plus à l'Est c'est le Massachusetts où chantent les fameux noms du yachting ancrés dans nos mémoires d'adolescents à peine amarinés, Rhode Island, Fishers Island, Mystic, Narragansett, Bristol, Martha's Vineyard, Buzzards Bay, Nantucket et le célèbre Cape Code. Plus au Nord c'est la baie de Boston et le port de Marblehead. Au Sud la grande île de Long Island protège le plan d'eau de la houle de l'Atlantique, là aussi on trouve d'autres noms évocateurs, Manhasset Bay, Oyster Bay, Gardiners Bay.Fameux en effet, ces lieux mythiques ont laissé leurs noms à de nombreux monotypes développés dans les chantiers locaux, à des régates renommées ou encore au plus connu des musées maritimes, le Mystic Seaport. Et c'est à Newport, RI que se trouve Harbor Court l'un des deux Club-Houses du prestigieux New York Yacht Club, créé en 1844, qui règne en maître sur les règles de jauge, organise les compétitions et commande les bateaux de ses membres aux plus grands des architectes de l'époque.


Le New York Yacht Club à Newport, Connecticut en 1890 Photographie John S. Johnston (4) Wikipedia Domaine public

L'American Yacht Club, lui, a été créé à Rye, NY en 1883 ; c'est là que nous retrouvons Trenor L. PARK qui en est le Commodore (Président), également membre du NYYC, du Seawanhaka Corinthian YC et pour l'anecdote membre du Golf Club de St-Andrews, lorsque en 1904-1905 il achète le yacht qu'il appellera MIMOSA III. Ce bateau avait été laissé au chantier Herreshoff Manufactoring Company (HMCo à Bristol) par un certain C.S. EATON qui l'avait pourtant commandé par contrat du 25 septembre 1903.


Vue du mouillage de Marblehead Harbor de la terrasse du Corinthian Yacht Club en 1908 Photographie Willard B. Jackson (5) © Hart Nautical Collections MIT Museum (6)

Ce C.S. EATON était un yachtman réputé, membre du Marblehead Corinthian Yacht Club, qui avait déjà fait construire plusieurs bateaux par ce même chantier HMCo, tous dessinés par le Captain Nat : l'imbattable champion COCK ROBIN en 1896 remplacé par COCKATOO, deux knockabouts de 32' 6 "/9,90m de longueur hors tout et de 21'/6,40m à la flottaison, puis LITTLE ROBIN moins connu. Coutumier des changements de bateaux, l'insatiable régatier voulait un bateau encore plus rapide et plus grand, environ d'un tiers, extrapolé à partir de son bon vieux COCK ROBIN.


COCK ROBIN Photographie Willard B. Jackson - © Hart Nautical Collections - MIT Museum - WoodenBoat n°190, page 59

La coque n° 610, dessinée en 1903 par l'architecte que l'on n'appelait pas encore à l'époque le Sorcier de Bristol, fut ainsi construite chez HMCo entre 1903 et 1904 au prix de 6.000 USD, sur les gabarits de ONWARD (coque n° 487 de 1898). C'est dans ces conditions que MIMOSA III fut lancé le 29 juin 1904. C'était un croiseur rapide avec un franc-bord un peu plus haut que l'habitude, des élancements modérés, une cabine confortable et un gréement peu toilé ce qui lui assurait souvent la victoire dans la brise (il gagne sa première course dès le 5 juillet 1904 et obtient une deuxième place face à un certain SHAMROCK dans la Lipton Cup de 1908) . Son plan de voilure indique la présence d'un bout-dehors et de deux étais, ce qui n'en fait pas un cotre pour autant.


Droits Réservés, probablement au Herreshoff Maritime Museum

Dessiné selon la Linear Rating Rule de 1895 (les «footers») ses dimensions et son rating faisaient courir le sloop 30-footer MIMOSA III dans la classe N. Longueur hors tout 46' 6"/14,18m - Flottaison 31'/9,40m - Maître bau 10' 1''/3,05m - Tirant d'eau 7' 3"/2,28m (1) - Grand voile 75 m2 - Foc 24 m2 soit une surface de voiles deux fois plus grande que celle de COCK ROBIN - Déplacement 7,5 tonnes. On dit que l'architecte serait parti de ce plan pour dessiner le monotype commandé en 1904 par le NYYC, le très fameux NYYC 30 représenté en Méditerranée depuis plusieurs saisons par ORIOLE (par rapport à MIMOSA III : plus court au pont de 1 mètre, maître-bau inférieur de 30 cm et présence d'un petit beaupré). Le petit beaupré du NYYC 30 lui a probablement semblé être le bon compromis entre le MIMOSA III peu ardent de la photo N13 et le MIMOSA III trop ardent de la photo N157.


INDIAN Ce bateau a été donné au Herreshoff Marine Museum Voir aussi la photographie de Katherine K. Herreshoff dans Herreshoff of Bristol de Maynard Bray, pages 71 à 75

On peut aussi comparer MIMOSA III au Bar Harbor 31 INDIAN, coque n° 599, ce dernier étant légèrement plus large et plus long. On dit encore que l'architecte se serait également inspiré du plan de BAMBINO pourtant construit postérieurement sous numéro 616 en 1904... Peut-être l'architecte s'est-il aussi inspiré du plan de DEFENDER le vainqueur de l'America Cup de 1895 ? La Classe N regroupait les sloops de 30' à la flottaison. Ce numéro dans la voile n'est pas un numéro de série, MIMOSA III était en effet un « one-off », le numéro était en fait utilisé pour identifier le bateau et sa Classe en course notamment au départ et aux passages de bouées.


MIMOSA III en 1904 Photographie Willard B. Jackson - Négatif n° 2088 - Hart Collection MIT Museum (6)

Finalement C.S. EATON a voulu un bateau encore plus grand et commanda immédiatement COCK ROBIN II qu'il troqua en partie en abandonnant MIMOSA III.

Ce COCK ROBIN II, beaucoup plus grand (coque n° 617, LOA 56'/17,22m - LWL 40'/12,20m), dessiné en 1904, était un bateau de transition entre les jauges existantes et la Jauge universelle récemment créée par l'architecte (3). Ce fut son dernier yacht.

Constatons qu'en cette seule année 1903 Nat. HERRESHOFF a été capable de dessiner et construire la goélette en acier INGOMAR, l'éphémère et magnifique RELIANCE le defender vainqueur de SHAMROCK III lors de la Coupe de l'America 1903, d'étudier les plans de la goélette METEOR IV pour le Kaiser et de concevoir la Classe des Bar Harbor 31 ainsi que plusieurs autres bateaux plus petits (dont notre MIMOSA III non cité) (4).

Le Président Trenor L. PARK, premier véritable propriétaire, naviguera avec ses amis sur MIMOSA III pendant quatre ans. Lors de la Manhasset Bay Challenge Cup, il gagne sa première régate devant ALERT et BOBTAIL, deux quasi sister-ships construits chez HMCo en 1902, le premier pour J.W. ALKER, le second pour Edgar SCOTT. (5)

Né en 1861 à San Francisco, il possédait aussi le Sonder Klasse VIM, plan William GARDNER 1906 construit chez Lawley & Son à Boston avec lequel il remporta la Roosevelt Cup de 1906, une compétition entre les USA et l'Allemagne courue au large de Marblehead.

Ce Président de plusieurs sociétés (Vice-Président de l'American Trading Company, Directeur de la Jefferson Bank, Associé de Catlin & Co une fabrique de produits d'épicerie) décèdera en 1907 à 46 ans des suites d'une opération au New York Hospital. Le bateau sera vendu en 1909.

Le nouveau propriétaire s'appelle Stuyvesant WAINWRIGHT (1863-1930), premier propriétaire du NYYC 30 CARA MIA (6), et ne garde MIMOSA III qu'une courte saison, il le revend en 1910 à Edmund REEKES qui participe activement aux différentes régates. Pour l'année 1913 le Lloyd's n'indique pas de propriétaire mais précise que le bateau est basé dans les eaux britanniques.

Sur cette photographie MIMOSA III porte le numéro N 157 et porte un gréement de sloop houari normalement apiqué et sans bout-dehors.


MIMOSA III en 1904 Photographie James Burton (1871-1910)

MIMOSA III aura donc traversé l'Atlantique ! Comment ? Par ses propres moyens, peut-on lire dans le livre de Hubert POILROUX, spécialiste de la plaisance marseillaise qui a lui-même appris à naviguer sur ce bateau. (7)

Quand exactement et avec qui à son bord ? Nous ne le savons pas. Notons que le bateau quitte les USA au moment où dans ce pays est instauré l'impôt sur le revenu des personnes physiques, faut-il y voir là une relation de cause à effet ?

PÉRIODE ANGLAISE DE 1919 A 1932

En 1919, le Captain L. LINDSAY-SMITH son nouveau propriétaire lui donne le nom de PAQUERETTE.

En 1921 l'architecte naval Norman Ed DALLIMORE, membre du Burnham Yacht Club et du Corinthian Yacht Club, aurait été propriétaire du bateau mais sous toute réserve car il ne figure pas en tant que tel sur le Registre du Lloyd's. (8)

En 1922, l'architecte Charles E. NICHOLSON achète le bateau dessiné et construit par son rival américain et lui redonne son nom de MIMOSA III. Il le revend à son cousin B. W. NICHOLSON qui travaille avec lui à Gosport.

Pendant dix années, de 1927 à 1937, vont se succéder différents propriétaires, jugés bien nombreux sur une si courte période ! Disons que la crise économique de 1929 et la montée du nazisme au début des années 1930 auront probablement suscité quelques inquiétudes face à un avenir paraissant aussi incertain.

Le premier sera F. G. T. DAWSON, Directeur chez Fairey Aviation, membre actif dans la Solent Sunbeam Class, qui achète le bateau en 1927 et l'aurait aussitôt revendu à une certaine Madame Lily Vera GORDON. (sous toute réserve, celle-ci ne figurant pas au Registre du Lloyd's).

En 1928, Sir John Fisher WENTWORTH DILKE (1906 -1998), écrivain et chroniqueur au Times et à la BBC, achète le bateau et lui donne le nom de WINDRUSH. La même source marseillaise (7) indique que le fils de Sir John Fisher pense qu'il s'agirait du nom de la charmante rivière qui « serpente à travers les joncs » (9) près d'Oxford et sur laquelle ses parents auraient passé leur nuit de noces.


MIMOSA III, WINDRUSH en 1929 Photographie © Beken of Cowes

A cette époque, le gréement de cotre est changé pour un gréement de sloop. Là aussi la revente est rapide, peut-être due, au-delà du contexte général, au fait que Sir Fisher était aussi co-propriétaire du 8mJI UNITY et qu'il lui restait trop peu de temps pour profiter de son plan HERRESHOFF. Son 8mJI remportait la Coupe de France devant le 8mJI AILE VI à Virginie HERIOT représentant la France.

PÉRIODE FRANÇAISE DE 1932 A NOS JOURS

Le bateau passe en France au début des années 1930, peut-être en 1932 lorsque Louis DUVERGER le base à Nantes.

En 1933 le bateau est inscrit au Registre du Lloyd's sous le nom de RAFALE, propriétaire inconnu. Ce nom de RAFALE est à rapprocher du nom d'une villa de Bénerville, à proximité de Deauville, louée par le couple dont nous parlons dans les lignes qui suivent.

Le bateau est basé au Havre puisque c'est là qu'en début d'année 1933 il est acheté par Armand SALACROU (1899-1989), écrivain dramaturge auteur de nombreuses pièces de théâtre parmi les plus jouées dans le monde entier. Ce « cotre de 14,15 mètres et de 1,90 mètre de tirant d'eau » est inscrit au Registre du Lloyd's pour l'année 1934 sous le nom de FRILEUSE (une rue et un quartier du Havre) au nom de son épouse, Lucienne SALACROU qui entre au Yacht Club de France le 14 mars.

Le couple embarque le 21 avril, accompagné du matelot Pierre, pour une croisière qui aurait dû conduire l'équipage en Grèce. Le périple, coups de chien, échouage, une amende au Portugal, est consigné dans un journal de bord intitulé « Choses vues - Du Havre à Marseille par Gibraltar sur un 15 mètres ». La croisière finira à Marseille et aura duré quatre mois pendant lesquels le couple aura oublié les vicissitudes du monde. Le bateau est revendu à Marseille, probablement en fin 1933 ou en 1934.

Le nom d'Armand SALACROU, décoré Grand Officier de la Légion d'Honneur par François MITTERAND en 1983, a été donné à une bibliothèque du Havre (10).

En 1935 le bateau appartient au Chantier de La Liane à Boulogne sur Mer et à l'Agence Générale du Yachting. Il s'appelle à nouveau WINDRUSH.

En 1937 il appartient à Georges RASURAL. Juste avant la guerre c'est Lucien FABRE qui prend la suite.

Le bateau disparaît du Registre du Lloyd's en 1948.

Puis ce sera Jacques LEGRÉ qui vend le bateau en 1956 et achète cette même année JALINA, le très beau plan Eugène CORNU 1946.

WINDRUSH est acheté en juin 1956 par Francis MAGNAN, en co-propriété avec sa famille et quelques amis. Il devient seul propriétaire en 1965, se passionne pour l'histoire du bateau et le gardera jusqu'en 1973. Deux ans avant il avait acheté un sloop de taille comparable, plan Olin STEPHENS 1964 construit en bois chez Latham & Sons, le prototype du Swan 44, dit-on. Il l'appelle WINDRUSH II.


MIMOSA III en course pendant la SNIM 1966 Photographie donnée par Jean Magnan © Beken of Cowes

En 1973, le bateau est acheté par Noël MELINGUE qui le nomme SCOFFER et entame les démarches pour le faire inscrire à l'Inventaire des monuments historiques. Ce qui sera fait le 6 novembre 1992 suite à l'expertise de Raymond LABBÉ.

Commence alors une longue période de restauration réalisée entre 1996 et 2003 dans un chantier marseillais (11).

En 2003 le bateau est enfin remis à l'eau et, à l'occasion de ce moment émouvant relaté par le Var Matin (12), retrouve son nom d'origine MIMOSA III.

D'autant plus émouvant que cette renaissance, après plusieurs années au sec, coïncidait avec le centenaire de MIMOSA III..

Noël MÉLINGUE meurt en janvier 2006. Son fils Frédéric MELINGUE prend la suite. Il avait quatorze ans quand son père a acheté le bateau et l'a emmené le voir à Sanary à couple du 12mJI SOVEREIGN appartenant au Baron BICH. Aujourd'hui le bateau est basé à Sanary après avoir été quelques temps à Bandol.



Sur la photographie ci-dessus on voit que le roof ne comporte plus que quatre hublots rectangulaires alors qu'à l'origine il en avait six ; à notre avis le roof aurait été raccourci entraînant ainsi la disparition des deux hublots arrière qui étaient à l'intérieur de l'hiloire. Qui aurait fait ça, pour quelle raison et quand ? Peut-être pour agrandir le cockpit et y installer la trappe d'accès au moteur Ford Kent 100E, typiquement anglais, celui des premières voitures Ford Anglia entre 1938 et 1953 ? C'est possible, auquel cas la modification aurait pu être faite chez Camper & Nicholsons. On a vu aussi que le bateau avait appartenu au Chantier de la Liane à Boulogne sur Mer en 1935. La serrure des portes du carré est joliment gravée au nom du chantier, qui a brûlé. Les portes du carré auraient alors été refaites et une nouvelle serrure aurait été posée suite à un raccourcissement du roof ? Pourquoi pas ?Disparue lors du chantier de restauration, la bôme a été refaite et superbement accastillée par les Etablissements Dryade, les ferrures étant de toute beauté !


Aujourd'hui Frédéric MELINGUE est très fier de MIMOSA III resté dans sa famille depuis plus de trente-cinq ans. Il s'est donné du mal pour garder le bateau en bon état de naviguer et s'il ne participe pas aux grandes régates à Cannes, à Saint-Tropez ou à Marseille c'est parce qu'il ne trouve pas le temps de constituer et d'entraîner un équipage. Ni pour l'instant les ressources nécessaires par exemple pour redonner au bateau son gréement d'origine, celui d'un cotre houari, et un beau jeu de voiles neuves. Ce bateau qui aura porté autant de noms poétiques à consonance sereine et bucolique, mimosa, pâquerette, serpente au milieu des joncs, a pourtant un tempérament de feu et marche, ardent comme il faut, merveilleusement équilibré au plus près du vent..

NOTES

Lloyd's Register of American Yachts pour la période 1905/1913 et Lloyd's Register of Yachts pour la période 1913/1948. Fax de Barbara Jones, Information Officer, 1991 (1) Mail de John J. Palmieri, conservateur du Herreshoff Marine Museum (1a) Relevé sur plan de voilure

(2a) « Yachts and Yachtsmen », New York Times du 4 juillet 1904, page 7 (2b) « The Rudder », April 1905, page 251 et Journal Le Yacht du 16 février 1907

(3) « Captain Nat Herreshoff » par L. Francis Herreshoff, Sheridan House 1953, page 274 Voir aussi photo Willard B. JACKSON dans « Herreshoff of Bristol » de Maynard Bray, page 76

(4) « Captain Nat Herreshoff » par L. Francis Herreshoff, Sheridan House 1953, page 262

(5) « New York Times », du 11 juillet 1905

(6) « La Dynastie Herreshoff », Voiles Gallimard 2006, page 88

(7) « Marseille et sa Plaisance », par Hubert POILROUX, Editions Maritimes et d'Outre-Mer 1982, page 131, citant le Journal Le Yacht du 16 février 1907

(8) « ClassicBoat », n° 149, page 29

(9) The River Windrush in England is a quiet meandering river which flows for thirty miles from the Cotswolds into the Thames River. The name derives from its character because it winds through the rushes along the hidden valleys and lush meadows. Texte extrait du site de Freda Isaksen

(10) « Salacrou, le théâtre d'une vie », par Thierry Rodange et Jean-François Masse, Editions Bertout 1999, pages 110 à 112. Bibliothèque Armand Salacrou, 17 rue Jules Lecesne 76600 Le Havre

(11) « Yachting Classique », n° 6, page 89

(12) Article du Var Matin du mardi 19 août 2003 signé VP

Photographies

(1) Beken of Cowes : www.beken.co.uk/archive.htm

(2) Herreshoff Marine Museum : www.herreshoff.org

(3) Halsey C. Herreshoff (past-Président) : halseyh5@hotmail.com Tel : 00 1 401 663 4543 (personnel) - Tel : 00 1 401 253 5000 (musée) John Palmieri (Conservateur) : j.palmieri@herreshoff.org

(4) The Yacht Photography of J.S JOHNSTON : www.jsjohnston.org/index.html Achat de droits info@jsjohnston.org

(5) Willard B. JACKSON : Glass Plates and Wooden Boats de Matthew P. Murphy, page 6

(6) Hart Nautical Collections MIT Museum http://web.mit.edu/museum/collections/nautical.html Contact Kurt Hasselbalch (Conservateur) kurt@mit.edu


Remerciements

Monsieur Jean Magnan - Monsieur Frédéric Mélingue pour leurs témoignages oral et leurs photographies, Monsieur Steve Nagy, administrateur du forum du Registre Herreshoff.

#herreshoff #mimosa

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Page d'accueil du site. Moonbeam III croise devant Nan, au premier plan le 3 tonneaux Calypso