Ella Maillart, surnommée la "femme du globe"



Hommage à Ella Maillart (1903-1997), écrivain(e) née en Suisse à Genève. À 20 ans, elle fait avec Hermine la traversée de Cannes à la Corse et fait la connaissance d'Alain Gerbault qui est en train de préparer son Firecrest pour sa fameuse traversée en solitaire de l'océan Atlantique.

Elle barre un 6m50 SI pour la Suisse aux régates olympiques de 1924, seule femme et la plus jeune de la compétition.

Elle participe en 1925 à une croisière en Méditerranée de Marseille à Athènes avec quatre autres jeunes filles dont Miette de Saussure et Marthe Oulié.

Ella Maillart est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, elle va parcourir les régions les plus reculées de la planète, dans des conditions aventureuses. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi.

La Vagabonde des mers : "Les pages qui suivent consistent en des évocations de mon insouciante jeunesse... Afin de mieux comprendre mon histoire, que mon lecteur sache que dès mon plus jeune âge j'ai tâté de radeaux faits de planches et de rondins. Que par la suite, et durant maintes années, j'ai consacré à la voile toutes mes heures de loisir, toutes mes vacances d'été. Des dériveurs, d'abord, et autres coques de noix. Jusqu'au jour où on m'a confié un vrai bateau."

Croisières et caravanes, paru en 1951, c'est à travers un demi-siècle d'existence qu'elle nous promène, depuis sa jeunesse insouciante et rebelle en Suisse jusqu'à son long séjour en Inde qui la transforma si profondément.

La Voie cruelle raconte son voyage jusqu’en Afghanistan, en voiture, en compagnie d’une amie Christina (l’écrivaine Annemarie Schwartzenbach) à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Elles traversent l’Italie, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie et l’Iran, campent parfois, le plus souvent logent dans des maisons d’hôtes aménagées pour les voyageurs le long de la Route de la Soie.


Oasis interdites : En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant du Times... Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites du Sinkiang, berceau voici mille ans d'une vieille culture d'origine arménienne, et de là, de gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram.

Parmi la jeunesse russe : Moscou, 1930. Dès la gare centrale c'est la pénurie : queue qui bat la semelle à la consigne, hôtels bondés ou hors de prix, capitale blême, engorgée de clochards, où rien d'heureux ne survient qu'à la faveur du désordre… » Ella Maillart, qui n'a rien à perdre – aucune passion politique – loue une paillasse dans le deux-pièces de la comtesse Tolstoï, vit de thé et de pain noir, rame sur la Moskova avec de jeunes ouvriers et visionne la production soviétique d'Eisenstein à Dovjenko. Elle passe les meilleures heures de cette période ingrate dans la cabine de montage de Poudovkine, qui l'a prise sous son aile et lui explique son travail.

Des monts célestes aux sables rouges : décrit avec la modestie typique d'Ella Maillart ce récit de Moscou aux Monts Célestes, Tian Shan ou Monts Tian, à la limite de la Chine est une épopée incroyable pour une femme seule, même si elle a pu se joindre à un petit groupe pour une partie du trajet.

Galerie, quelques-uns des ouvrages d'Ella Maillart

Le mot de la fin : Ella Maillart fut certainement cette "Femme du globe" le surnom que lui avait donné Paul Valéry.



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